En
1994, Divers/Cité (organisateur de la parade de la
fierté) recherchait un événement pour
les lesbiennes qui servirait de levee de fonds… Le Boudoir
est né! Depuis ce jour, le Boudoir est devenu une institution
culturelle pour notre communauté. Le Boudoir ramène
l’époque du music-hall et du vaudeville pimentée
d’une touché innovatrice, et joue de plus en
plus à guichet fermé.
Au début, le défi était de trouver assez
d’artistes pour remplir la scène, et un auditoire
pour remplir la salle un mardi soir! J’ai invité
des amies de Toronto ainsi que des artistes hétéros
que je connaissais du Studio 303. Et pour remplir la salle,
moi-même et quelques bénévoles se sont
mis à appeller des boîtes vocales de femmes inscrites
à des ‘dating services’ téléphoniques!
N’oubliez pas que l’internet n’était
pas encore un outil de communication populaire. La première
edition fut un grand succès, attirant plus de 200 personnes
à 7$ le billet. L’événement a évolué
artistiquement avec l’ajout de théâtre
Vaudeville depuis 2001, et avec une amelioration au niveau
des éclairages, des costumes, et du professionalisme
en general. Dix ans plus tard, en 2004, l’auditoire
a grandi à plus de 500 personnes (au prix de 20$).
Pour combler cette croissance, le Boudoir a déménagé du Lion d'Or adoré au Théâtre Corona en 2005, puis au National en 2006. Le Boudoir est devenu un spectacle spontané mais professionnel, où les amateurs et les artistes établis partagent la scène. Il y a une douzaine d'artistes dévoués qui y participent à chaque année avec leurs creations d'oeuvres conçues spécialement pour l'événement. Ce sont mes muses, et elles ont contribué à l'esthétique et à l'identité de l'événement. Co-diffusé pour la quatrième année de suite par les Productions OUT, l'édition 2006 du Boudoir est prometteuse.
Bon spectacle!
- Miriam Ginestier |